La réflexion de la lumière
est primordiale dans mon propos plastique.
Les reflets révèlent la réalité dans sa magnificence
ou la transcendent dans son intelligibilité
ordinaire.
LUMIÈRE RÉFLÉCHIE
Quelle est cette matière
Liqueur sur les carreaux C'est un petit relief en braille
qui se
déforme
les reflets glissent dans l'athanor doux au toucher
réveille les
lignes
sur le vitrage
cassé
des légères rides sur un réflecteur
débouche les
ombres
et dans les
interstices
où la lumière hésite
descend dans les combes endormies Deux mondes se
mirent va et
vient comme une belle sauvageonne
ou rayonne comme les ailes d'un moulin ? illusoires l'un
l'autre
Cette matière
qui
dans le glorieux mensonge de l'art Dans la boue du soir
poussée à l’extrême dans sa
magnificence
la belle sauvageonne m'hallucine encore
prend des allures de soleil
écrasé
avec ses cils aux paupières de jupes
dévore
tout
Fluides comme une volée de moineaux ses gambilles au chanvre désirable
et par des points de vue de nulle part ils réagissent au moindre
mouvement qui m'insufflent une joie intense
ouvre des fenêtres sur un
monde si
éphémères
Repu épuisé je me brosse les yeux
fragmentaire et
méconnaissable c'est un jeu que de les
saisir chasse de mon visage
dans
l'instant
les dernières guêpes lumineuses
essuie sur mes joues d'ultimes reflets